Thème: Le Mexique

Contrainte: Le texte doit comporter du mystère

1000 mots avec la règle des 10%

 

Pour ce texte, j'avoue, je me suis inspirée (pour la fin) du texte de mae, sur "vacances inoubliables entre copine"! Tu m'en veux pas hein maeee?

 

«Bon, sans plus de blabla, je te raconte tout ! 

Je n’y croyais pas… Je me trouvais ici, devant cette maison, maison d’une fille que je ne connaissais qu’à peine au passage ! Je devais sonner, je n’arrêtais pas de me dire, « allez, sonne ! » mais je n’osais pas ! C’est vrai, après tout, elle devait passer une semaine chez cette fameuse « Rosita » qui parlait espagnol et un tout petit peu français, comment allaient-elles communiquer ? C’est vrai, je ne parle que très peu espagnol, type : Hola, Goodbye, non, c’est de l’anglais ça ! Donc, Hola, Como estas.. .C’est à peu près tout ! Donc, je me décidais à sonner, là tout s’est enchainé très vite : une femme, assez jeune brune m’a ouverte la porte, elle m’a conduit à l’intérieur avec un sourire (mais pas le gentil sourire, le sourire qui fait peur, type clown). Là, une fille, Rosita, grande, élancée, avex de longues boucles brunes lui tombant gracieusement sur ses hanches. Ses yeux verts, son regard sombre me firent un peu peur bien qu’incontestablement, elle était sublime, même à mes yeux ! Elle me prit assez brutalement par mon tee-shirt et me tira avec une force herculéenne jusqu’à sa chambre, enfin la nôtre pour une semaine… En entrant, la première chose qui me frappa fut la végétation, visible depuis la grande baie vitrée. Les plantes étaient toutes plus colorées les unes que les autres, du vert, du jaune, du rose, avec ce magnifique ciel bleu et ce magnifique soleil qui venait illuminer la chambre de plein fouet, laissant pour seules ombres, nos deux corps. Elle me demanda (ou plutôt m’ordonna) d’aller me doucher avant le diner. Je m’exécutai. Elle et sa mère m’emmenèrent dans un puesto, un petit « boui-boui » ambulant ! C’était délicieux, de vraies empanadas, Miam ! Dans la voiture, je contemplai les sublimes paysages, verts, jaune, rose, rouge, que de belles couleurs accentués par la lumière de la nuit ! (oui, ici on mange tard !). A la « maison », Rosita m’a donné des draps, elle me laissa avec, je les mis sur le lit avant de m’effondrer, le voyage m’avait épuisée. Le lendemain, comme tous les jours, je dus me lever, mais cette fois ci, tirée du lit par les rayons de soleils, venant doucement caresser mon visage, puis par un élan de peur à l’entente du cri d’un animal (un puma ?! Il y a une forêt pas loin et les pumas sont très présents ici d’après mes recherches !). Je me fis tirer du lit (littéralement) par Rosita, quelle correspondante accueillante ! En plus, je la trouve étrange, depuis que je suis arrivée, c’est à peine si elle m’a adressé la parole… Je pris une douche (il a fait chaud cette nuit-là) et entendis des messes-basses, je ne comprenais pas, ne discernant que certains mots en espagnol : «matar », « ella », « habitacion »… C’est tout, ce qui signifie je crois, tuer, elle, chambre ! Euh… Je crois que je dois réviser, ces traductions ne doivent pas être bonnes ! Bref, je sortis de la salle de bain, elles se turent, je ne sais pas pourquoi.  On mangea très tard ce matin-là (onze heures), avant de sortir se balader dans le parc. Là, Rosita se montra plus encline à m’expliquer (avec un mélange d’espagnol, de français et d’anglais) tout ce qu’il y avait à savoir sur la forêt, sa végétation luxuriante, très presente et colorée, sa faune constituée de reptiles, de dangereux mammifère comme des pumas (j’avais raison, merci google !). En tout cas, l’après-midi fut géniale, surtout de par les paysages, les bruits des animaux, les jumelles de Rosita qui me permirent de voir de près les oiseaux qui volaient… Mais, ma correspondante restait étrange, à me lancer des regards noirs, parfois fuyants quand je la surprenais, des regards que je qualifie (en machant mes mots) de diaboliques ! Mais peut-être que je psycote après tout… Je ne sais pas, c’est mon premier voyage chez une correspondante, surtout aussi loin de la maison, je ne croyais pas dire ça un jour dans un si beau pays, mais ma maison me manque. Au diner, la maman de Rosita nous a préparé de  la tortilla avec du chile mexicain, ma bouche a pris feu, j’ai dû boire près d’un litre d’eau pour me calmer ! Le pire, c’est que personne ne m’a prévenu… Enfin remarque, j’aurais pu demander.  Mais je commence à vraiment trouver toutes leurs messes-basses très bizarres, régulièrement, quand j’arrive elles s’arrêtent, elles se mettent à sourire béatement, j’ai peur. J’avoue, j’ai peur.  De plus, Rosita m’emmena dans sa cave, j’ai eu une peur bleue. L’escalier n’étaient pas éclairs, il était sombre, il y avait des bruits bizarres dedans, des bruits que je ne saurai décrire. D’ailleurs, elle me dit venir, pour rien, pour me parler « en privé » et pour ne rien dire, je ne me rappelle de rien…  Au moment de me coucher, elle me souhaita bonne nuit, et prétexta un brossage de dent supplémentaire (enfin je crois, elle m’a dit : Devuelvo a lavarme los dientes ») pour aller parler à sa mère, j’ai entendu mais je n’ai pas pu distinguer un mot de leur conversation alors je me suis tournée vers la fenêtre, j’ai vu comme toujours de belles plantes, de l’autre côté de la rue, un puesto s’était installé ! Le lendemain, nous devions aller voir un combat de coq, traddition ici, au Mexique ! En me réveillant, Rosita n’était plus dans son lit, elle était avec sa mère, en train de discuter dans le couloir je pense, mais une fois de plus, sans doute pas assez réveillée, je ne pus distinguer aucun mot ! Au moment où je t’écris, elle m’appelle pour me « parler en privé », bon, tant pis ! Tu auras plus de nouvelles à mon retour !

Bisous

Alyson »

Après avoir lu cette lettre, Laurine s’effondra en pleurs, devant la lettre de sa fille chérie. Sa fille qui hélas, n’a pas eu l’occasion de lui raconter la fin de ce voyage dont elle n'est jamais revenue.